Et donc j'ai vu Ce que pensent les hommes.
Plus d'infos sur ce film
Alors ce film n'est pas une suite de Ce que pense les femmes avec l'inénarrable Mel Gibson (non, non, je refuse de préciser pourquoi je le trouve inénarrable). C'est un film écrit par des scénaristes de Sex and the City, s'inspirant de l'une des répliques de la série "He's just not that into you" (soit "il n'est juste pas si intéressé que ça...").
Résultat un film choral avec plein de situation extrêêêêêmement stéréotypées (et pas toujours flatteuses).
Alors au fond, le film, on s'en fout. Le plus rigolo, c'est le public dans la salle. Parce que oui, ce qui est bien avec ce genre de comédie américaine grand public, quand tu vas les voir dans un grand cinéma parisien, au hasard au forum des halles, par exemple, c'est que tu es rarement seule dans la salle. Alors déjà t'es venue avec une copine, et y'a au moins 400 personnes qui en ont fait autant.
Florilège.
A côté de toi, y'a les trois copines prépubères de 14 ans qui y connaissent trop à la vie tu vois. C'est bien, parce qu'elle te racontent le film, au cas où tu préférerais faire un macramé. "Ah nan, mais alors là tu vois si un truc pareil m'arrivait, nan mé t'imagine trooop pas comment, rha, naaaan, mais troooop, mais je f'rai une tête, naaaan, mais oué, grave comme l'actrice là ouéé naan pareil". Ou alors "oué nan mé grave t'as vu, y'a trop un truc trop pareil qu'est arrivé à Jenny, oué, ben t'sé, ben moi j'ui'é dit de pas s'laisser faire, nan mais trop, eh ben j'vais t'dire, j'avais trop raison mais ouéééé". Merci les filles.
Dans un coin de la salle y'a aussi le type avec un rire qui tue. Du genre sonore. Et du genre communicatif. Et donc là sur l'écran, la fille est triste, elle pleure, elle vient de se faire larguer, lui c'est un salaud, elle a le visage ravagé de tristesse et de larmes et tout. Drame donc (d'ailleurs les filles de 14 ans se sont tues, t'as qu'à voir à quel degré de gravitude la salle est plongée). Et le type, tu ignores pourquoi, mais lui n'en peut plus, il s'est manifestement retenu mais, là, il doit rire. Donc il rit. Du coup la salle entière s'y met. C'est ce qui s'appelle détendre l'atmosphère.
Devant y'avait aussi la fille qui voulait venir voir le film avec son chéri (ou son potentiel, on sait pas trop), mais qui est arrivée trop tard, après les 400 autres personnes et qui doit regarder le film à trois rangées de son chéri-en-devenir. Et qui se penche à chaque fois que quelqu'un sur l'écran dit "je t'aime" ou "est-ce que je peux te rappeler pour prendre un verre ?" ou "je me rends compte maintenant que tu es la femme de ma vie". Elle se penche tellement qu'on dirait qu'elle va tomber, pour essayer de capter le regard de bidounet-d'amour. Ou alors, bidounet d'amour était venu avec sa nouvelle copine, et elle essayait d'obtenir des preuves pour trouver une raison d'aller l'assassiner en sortant du film. Là j'avoue je sais pas trop, à la réflexion, personnellement, finalement, elle me faisait un peu peur la fille.
Dans un coin de la salle y'a aussi le type avec un rire qui tue. Du genre sonore. Et du genre communicatif. Et donc là sur l'écran, la fille est triste, elle pleure, elle vient de se faire larguer, lui c'est un salaud, elle a le visage ravagé de tristesse et de larmes et tout. Drame donc (d'ailleurs les filles de 14 ans se sont tues, t'as qu'à voir à quel degré de gravitude la salle est plongée). Et le type, tu ignores pourquoi, mais lui n'en peut plus, il s'est manifestement retenu mais, là, il doit rire. Donc il rit. Du coup la salle entière s'y met. C'est ce qui s'appelle détendre l'atmosphère.
Devant y'avait aussi la fille qui voulait venir voir le film avec son chéri (ou son potentiel, on sait pas trop), mais qui est arrivée trop tard, après les 400 autres personnes et qui doit regarder le film à trois rangées de son chéri-en-devenir. Et qui se penche à chaque fois que quelqu'un sur l'écran dit "je t'aime" ou "est-ce que je peux te rappeler pour prendre un verre ?" ou "je me rends compte maintenant que tu es la femme de ma vie". Elle se penche tellement qu'on dirait qu'elle va tomber, pour essayer de capter le regard de bidounet-d'amour. Ou alors, bidounet d'amour était venu avec sa nouvelle copine, et elle essayait d'obtenir des preuves pour trouver une raison d'aller l'assassiner en sortant du film. Là j'avoue je sais pas trop, à la réflexion, personnellement, finalement, elle me faisait un peu peur la fille.
Enfin tout ça pour dire que le film était bien, mais p'tet que la salle était encore mieux.
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1 remarques comme ça en passant:
(Ceci n'a rien a voir mais j'adore le pendu en bas a gauche).
Reflexion de Rob devant les affiches du film : "Mais n'importe quoi, elles sont toutes belles a se rouler par terre (en substance), pourquoi il serait "just not that inot you", genre ?"
Salaud !
Sinon, c'est vrai, des fois, heureusement qu'il y a le public avec toi dans la salle.
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